Les personnes du troisième âge sont parfois amenées à subir l’incidence d’altérations physiques ou psychiques, à vivre la perte d’un conjoint ou à observer la diminution de leur capacité financière. Ces circonstances souvent difficiles à vivre entraînent, dans certains cas, un, voire plusieurs déménagements, soit dans des appartements plus petits, moins chers ou plus faciles d’accès, soit dans un établissement médico-social (EMS).
Survenant généralement à des moments inopportuns (maladie, deuil, etc.), les déménagements entraînent non seulement une perte de repères et une rupture de liens sociaux, mais accentuent aussi l’isolement des personnes du troisième âge, compromettant ainsi leur épanouissement personnel.
Pour ces raisons, AGE’3 encourage les personnes du troisième âge à déménager dans un logement dépourvu de barrières architecturales – si possible, lorsqu’elles sont en pleine possession de leurs forces et capables de reconstituer aisément leurs repères dans un nouvel environnement.
AGE’3 œuvre en faveur de l’intégration de la notion de dimension publique dans la conception d’une résidence pour le troisième âge. Les loyers de ces logements, par exemple, doivent, prendre en compte les montants reconnus par nos régimes sociaux. Déclinés en différentes tailles, combinés avec l’organisation des prestations de soins ainsi que des services socio-hôteliers et socio-sanitaires correspondants, de tels logements doivent rester adaptés et abordables à vie !
Selon le concept de l’habitat intégré à mixité intergénérationnelle, la résidence tend à abriter une pluralité de générations, groupes de personnes et formes de ménage (familles, personnes âgées, handicapés, etc.) et à ouvrir son offre d’infrastructures et d’activités vers l’extérieur (voisinage, quartier, ville). L’objectif est bien sûr d’éviter la ghettoïsation et de renforcer la cohésion sociale.